
Une passion loin des centres urbains
Désireux d’évoluer professionnellement loin des centres urbains, Germain Dupuis a jeté son dévolu sur le Bas-Saint-Laurent : « Je n’y connaissais personne, mais je suis tombé sous le charme des environs. » Pour découvrir sa région d’adoption, l’optométriste a joint la Jeune Chambre de Rivière-du-Loup et gravi les échelons jusqu’à en devenir le président.
Il a également occupé les fonctions d’administrateur à la Chambre de commerce et présidé le conseil d’administration de la Fondation de la santé de Rivière-du-Loup, pour par la suite faire le saut en politique et être élu conseiller municipal à Saint-Joseph-de-Kamouraska. Il a aussi racheté 2 cliniques optométriques à Rivière-du-Loup et à Saint-Pascal de Kamouraska. « Elles étaient membres de REGARD ACTION, raconte-t-il. De fil en aiguille, j’ai assisté aux activités de l’organisation et, aujourd’hui, j’en suis le président. »
Dans le but de soutenir sa communauté, il a en outre participé au développement du centre de service « L’Interaction » de Rivière-du-Loup pour la population atteinte de déficience visuelle. « Puisqu’il se trouvait à Mont-Joli, c’était difficile pour les gens de Rivière-du-Loup de s’y déplacer; on a donc créé un point de service plus près », explique celui qui vient toujours en aide à cette clientèle.
Germain Dupuis : une passion contagieuse pour l’optométrie
Natif de la Gaspésie, Germain Dupuis (optométrie 2004) a toujours entretenu son feu sacré pour offrir des services d’avant-garde et de qualité à ses patientes et patients. Propriétaire associé de 2 cliniques dans le Bas-Saint-Laurent, il préside également la coopérative REGARD ACTION qui regroupe plus de 150 lunetteries appartenant à des professionnels de la vue indépendants. Dans le cadre de la Grande campagne de l’Université de Montréal (UdeM), il siège au conseil consultatif de l’École d’optométrie.
Dès son jeune âge, Germain Dupuis savait qu’il voulait évoluer professionnellement dans le secteur de la santé. Pour lui, l’optométrie a été une « découverte » qui lui a permis d’allier son besoin d’indépendance, son sens des affaires et le contact avec les gens.
Il a dû façonner sa propre voie dès l’université : « J’ai un parcours atypique. Je suis tombé malade à ma première session et j’ai dû arrêter d’aller en cours pendant quelques mois. » Admis dans l’ancien programme d’optométrie de 3 ½ ans, il a finalement repris ses études dans la version remodelée du cursus, étalée sur 5 ans. « À mon retour en classe, je suis devenu une sorte de “référence” sur pattes pour mes collègues parce que j’avais déjà quelques mois « d’ancienneté à mon actif », se souvient-il. « Mais ma cohorte initiale m’a toujours invité dans tous ses événements. J’ai donc assisté à 2 cérémonies de remise de diplômes et 2 bals de finissants! »
Redonner pour améliorer la société
Avec ses deux cliniques, il appuie plusieurs causes philanthropiques locales reliées au sport et à la santé. Il participe également, à titre personnel, à la Fondation de la santé de Rivière-du-Loup :« Le gouvernement fournit une enveloppe budgétaire aux centres hospitaliers mais ce n’est jamais totalement suffisant pour suivre les avancées technologiques. » Ainsi, en plus de contribuer annuellement, il a inscrit l’organisme comme bénéficiaire d’une assurance vie afin de léguer une somme substantielle à son décès pour les soins ophtalmologiques prodigués au Centre hospitalier régional du Grand-Portage de Rivière-du-Loup.
De son propre aveu, Germain Dupuis estime que son quotidien serait bien différent aujourd’hui sans des établissements tels que l’École d’optométrie de l’Université de Montréal : « L’Université m’a pris sous son aile pour que je devienne le professionnel que je suis. Pour moi, redonner, c’est un peu comme aider la famille. » Il agit donc à titre de donateur, mais également en tant que membre du comité consultatif de l’École d’optométrie et du comité des ambassadrices et ambassadeurs de la grande campagne L’heure est brave.
Il souhaite que l’établissement reste à l’avant-garde des découvertes en matière d’optométrie. « Quand je vois des projets qui développent de nouvelles avenues ou de nouveaux services, là, ça me titille ! » dit-il en éclatant de rire. « Je constate qu’on sera entre de bonnes mains avec cette relève », se réjouit-il.
Afin d’attirer davantage de professionnelles et professionnels loin des centres urbains, il mise sur la variété des attraits propres à chaque région : « Le but est de choisir un endroit pour s’épanouir autant dans son travail que dans ses loisirs. » Il croit aussi que la technologie peut maintenant permettre la tenue de certaines formations à distance et faciliter les procédures de stages à travers le Québec, pour ainsi donner à la relève l’occasion de découvrir différents lieux et peut-être d’y tomber en amour autant que lui avec le Bas-Saint-Laurent.
Malgré son horaire chargé, il accueille des stagiaires dans ses cabinets et mène des entrevues d’admission à l’École d’optométrie.
Redonner à l’industrie qui l’a vu grandir
L’optométriste se réjouit d’avoir réussi à se lancer en affaires et à mener à bien ses projets. « Au départ, j’étais nerveux d’avoir du personnel dont la sécurité financière dépendrait de mes décisions, confie-t-il en riant. Mais je suis fier d’avoir recruté des personnes qui croient en moi autant que je crois en eux et qui font le choix de travailler et d’évoluer avec moi. » Avec humilité et humour, il estime que ses plus grandes réalisations sont « ses bureaux, sa gang et son diplôme au mur ».
Après toutes ces années, Germain Dupuis continue d’entretenir son feu sacré. « Je n’aimerais pas qu’on retienne ma contribution en ayant, par exemple, une salle à mon nom! blague-t-il. Si les gens peuvent simplement se souvenir de ma passion face à ma profession, ce serait déjà une très belle reconnaissance ».
