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Financement Chercheur-Boursier accordé à Joe Nemargut

Bravo à Joe Nemargut! Le professeur de l'École d'optométrie UdeM a obtenu un financement de 214 452 $ du Fonds de recherche du Québec (FRQ) dans le cadre du programme Chercheurs-boursiers – secteur Santé. Pour les cinq prochaines années, cet appui soutiendra un ambitieux programme de recherche consacré au développement des meilleures pratiques en orientation et mobilité pour les adultes ayant une basse vision.

Les travaux de Joe Nemargut portent notamment sur la réadaptation visuelle et les défis liés aux déplacements des personnes vivant avec une déficience visuelle. Son nouveau programme de recherche vise à améliorer concrètement l’autonomie et la sécurité des adultes atteints de maladies oculaires irréversibles comme le glaucome ou la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

Ces conditions affectent profondément la capacité des personnes à accomplir des activités quotidiennes. Bien que les avancées médicales aient permis certains progrès, plusieurs traitements demeurent limités ou arrivent trop tard pour restaurer efficacement les fonctions visuelles. La réadaptation visuelle représente donc une avenue essentielle pour préserver la qualité de vie et favoriser l’autonomie.

La recherche dirigée par Joe Nemargut se concentrera sur les spécialistes en orientation et mobilité (O&M), des professionnels formés pour aider les personnes ayant une basse vision à se déplacer plus efficacement et de manière sécuritaire. Ces spécialistes interviennent notamment dans l’apprentissage de stratégies de déplacement, l’utilisation de la canne blanche, des aides optiques ou encore des technologies comme les GPS adaptés.

Le projet s’articulera autour de trois grands axes de recherche: l’accès aux services, la formation des spécialistes et les résultats des interventions. Le laboratoire de Joe Nemargut analysera aussi les différences d’accès aux services d’O&M à travers le monde, les stratégies d’intervention les plus efficaces selon les usagers et les professionnels, ainsi que l’impact réel des interventions dans des environnements réels et dynamiques.

En développant des pratiques mieux adaptées aux besoins des personnes vivant avec une basse vision, cette recherche pourrait contribuer à réduire le fardeau des proches aidants et à améliorer significativement la participation sociale et l’autonomie des personnes touchées.